Pathologies utérines non cancéreuses : aspects diagnostiques et thérapeutiques au Centre Hospitalier Universitaire de Brazzaville


Auteurs: 

JRG Buambo, BNS Potokoue-Mpia, FG Mouamba, V Louzolo, JC Mokoko, LME Eouani, C Itoua


Date de publication : 

24-Jul-2025

Résumé

Introduction : Les pathologies utérines non cancéreuses constituent un groupe nosologique regroupant les affections bénignes et précancéreuses de l’utérus. Elles sont fréquentes et peuvent toucher les femmes à différents âges, en période d’activité génitale, en péri ou postménopause. La présente étude s’est voulue d’étudier les aspects diagnostiques et thérapeutiques des pathologies utérines non cancéreuses au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Brazzaville. Méthodologie : Étude monocentrique transversale descriptive, incluant de manière exhaustive sur une période de dix ans, les patientes hospitalisées pour une pathologie utérine non cancéreuse prouvée histologiquement. Les variables étudiées ont été sociodémographiques, cliniques, paracliniques et thérapeutiques. Le logiciel Epi-Info 7.2.6 a servi l’analyse des données. Résultats : Durant la période d’étude, les pathologies utérines non cancéreuses ont représenté 95% des affections gynécologiques bénignes (450/474) et 74% des affections gynécologiques (450/608) chez les patientes hospitalisées. L’âge moyen des patientes était de 55,2 3,5 ans avec une prédominance de la tranche d’âge de 30 à 50 ans. Les circonstances de découverte étaient dominées par les ménométrorragies (48,8%), les douleurs pelviennes chroniques (17,8%), l’infertilité (11,6%) et les masses abdominopelviennes (11,1%). L’échographie pelvienne était l’examen de première intention réalisée dans 84% de cas. Les pathologies utérines bénignes étaient représentées par le myome utérin (77,6%), le prolapsus utérin (8,8%), les lésions précancéreuses du col (7,1%) et l’adénomyose (4,7%). Le traitement a été chirurgical dans tous les cas, dominée par les moyens conservateurs (59,6%) tels que la myomectomie (87,7%), la réduction utérine (6,3%), conisation (3,8) et la cryothérapie (2,2). L’hystérectomie a été réalisé dans 40,4%. Conclusion : Les pathologies non cancéreuses de l’utérus sont fréquentes et ont représenté la première cause d’hospitalisation pour affection gynécologique dans notre service. Elles ont été dominées par le myome utérin, le prolapsus utérin, les lésions précancéreuses et l’adénomyose ; nécessitant selon le profil des patientes une chirurgie conservatrice ou radicale.

Mot-clés :

Utérus, Pathologie Non Cancéreuse, Diagnostic, Traitement, Brazzaville

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Volume 9 (2025)
Numéro 3
DOI 10.70065/2593.jaccrAfri.014L012407
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