Montée de sonde double J : Indications et résultats au Centre Hospitalier Universitaire la Renaissance de N’Djamena(CHUR)


Auteurs: 

AS Ndormadjita, K Adoumadji, A Minguemadji, P Doungous, AD Seid D, S Nedjim, MAM Amine, V Vadandi, K Rimtebaye


Date de publication : 

29-Nov-2025

Résumé

Introduction : La sonde double J est une endoprothèse autostatique placée entre le rein et la vessie permettant le drainage des urines et de lever une obstruction. Elle est de pratique courante en urologie. Objectif : rapporter les indications et les résultats de la montée de sonde jj au Centre Hospitalier Universitaire la Renaissance de N’Djamena. Méthodologie : Il s’agissait d’une étude rétrospective et descriptive sur une période de quatre (4) ans allant du 1er janvier 2017 au 31 décembre 2021, portant sur les dossiers des patients ayant eu une montée de sonde JJ au service d’urologie du Centre Hospitalier Universitaire la Renaissance. Les variables étudiées étaient : la fréquence, l’âge, le sexe, le résultat de l’’examen cytobacteriologique des urines (ECBU), la fonction rénale, les indications opératoires, le type d’anesthésie, la technique, les résultats et les complications. Etaient inclus, tous les patients de deux sexes âgés d’au moins 18 ans ayant eu une montée de sonde jj et dont le dossier médical est exploitable. Etaient exclus de notre étude, tous les patients pris en charge pour d’autres indications. La saisie et l’analyse des données étaient effectuées à l’aide des logiciels Word et Microsoft Excel 2019. Les tests statistiques chi2, Fisher et t student uttilisés. Résultats : Quarante-six (46) dossiers de patients étaient colligés. L’âge moyen des patients était de 39,8± 13,96 ans avec des extrêmes de 18 et 80 ans. Le sex ratio était de 1,70. L’urétérohydronéphrose était la principale indication (80,4%). La rachianesthésie et l’anesthésie générale étaient le type d’anesthésie le plus utilisé respectivement dans 78,3 % et 15,2% des cas. Les étiologies étaient dominées les lithiases urinaires (63,5%) et le syndrome de la jonction pyélo-urètérale (21,7%). La montée de sonde jj était réalisée sous contrôle fluoroscopique dans 78,3% des cas. Le taux de réussite était de 91,3%. Les tests Chi2 et Fisher demontrent qu’il n’y a pas de correlation entre l’utilisation ou non de l’amplificateur de brillance et le taux de reussite de la montée de sonde jj. Sept patients avaient une persistance de l’altération de leur fonction renale. Conclusion : La sonde JJ est cruciale dans la derivation urinaire du haut appareil dominee par les lithiases.Le contrôle fluoroscopique améliore le taux de succès meme si les tests statistiques demontrent qu’il n’y a pas de correlation entre l’utisation ou non de l’amplificateur et la reussite de la montée de sonde jj dans notre série. Son utilisation doit etre priviliégiée à chaque fois que possible.

Mot-clés :

Sonde Jj ; Urétérohydronéphrose ; Syndrome De La Jonction Pyélo-Urètérale, Chu-R

Autres détails
Volume 9 (2025)
Numéro 4
DOI 10.70065/2594.jaccrAfri.005L012911
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