F Ndikumwenayo, YC Inamigisha, CR Karemesha, P Barahandwa, X Ndihokubwayo, A Nizigiyimana
29-Nov-2025
But : Evaluer le niveau des connaissances et pratiques des prestataires de soins des formations sanitaires (FOSA) de district. Méthodologie : Une étude transversale est réalisée chez les prestataires des formations sanitaires de districts. L’échantillonnage des prestataires, objet de l’étude est aléatoire, stratifié et tiré à deux degrés. Résultats : Cinq cent dix praticiens dont 91,4% d’infirmiers et 8,6% de Médecins généralistes provenant de 146 CDS et 13 hôpitaux de districts ont constitué notre échantillon. Les signes de l’asthme évoqués par les prestataires étaient la toux, la dyspnée et le sifflement chez 35%, un sifflement isolé chez 59% et une toux isolée chez 6%. La fréquence du sifflement importait peu chez 46,3%. Ce sifflement devrait être audible à distance pour 53,3%, audible par les parents et à l’examen physique pour 28,3%, à l’examen physique pour 10,6%. La dyspnée et le sifflement étaient spécifiques pour 94,4% d’infirmières et 67,8% de médecins. Seuls 61,2% des praticiens, connaissaient les signes de gravité clinique d’une crise d’Asthme chez l’enfant. L’évaluation de la sévérité clinique et du niveau de contrôle n’était connue que par 6%. Les médicaments utilisés pour traiter une crise comprenait de l’hydrocortisone pour 85%, l’aminophylline injectable pour 62%, un sirop de la toux pour 52% ou une antibiothérapie pour 72%. Soixante-six pourcents savaient qu’il existe un traitement de fond. Conclusion: La prise en charge diagnostique et thérapeutique de l’asthme pédiatrique est peu connue par les prestataires de soins au niveau du district. Une mise à niveau pourrait améliorer la prévention et la prise en charge.
Asthme, Enfant, Traitement