CD Fanou, K Sake Alassan, R Kpossou, T Bognon, I Hamidine, M Sokpon, S Diallo, R El-Hadj Yacoubou, J Sehonou
29-Dec-2025
Introduction : le but de ce travail était de déterminer la couverture vaccinale antivirale B et de répertorier les raisons socioculturelles évoquées par les agents de santé non vaccinés contre l’hépatite virale B. Méthodologie : Il s’agissait d’une étude transversale descriptive avec une collecte prospective des données réalisée à l’Hôpital d’Instruction des Armées-Centre Hospitalier Universitaire (HIA-CHU) de Parakou du 1er au 31 Novembre 2019. Etaient inclus tout le personnel soignant disponible et ayant donné son consentement éclairé. Les paramètres étudiés étaient les données socio-démographiques, la catégorie professionnelle et l’histoire de la vaccination (connaissance du statut sérologique du VHB, la vaccination antivirale B et les raisons de la faible couverture vaccinale anti-VHB). L’appréciation de la faible couverture vaccinale était faite par rapport au taux retenu dans cette étude qui était d’au moins 50%. Résultats : sur 136 soignants ; 35 (25,7%) étaient complètement vaccinés ; 15 (11,1%) étaient partiellement vaccinés et 86 (62,5%) n’étaient pas vaccinés contre l’hépatite virale B. La couverture vaccinale était donc de 25,7%. Cette couverture vaccinale reste alors faible par rapport au seuil retenu. Le reste du travail a porté sur les 86 soignants non vaccinés (âge moyen 34,1 ± 6,1ans ; sex-ratio :1,04). Les mariés (n=73) représentaient 84,8%. Respectivement 28 (32,5%) et 46 (53,5%) soignants non vaccinés avaient un niveau de vie faible et moyen par rapport au SMIG. Sur le plan professionnel les paramédicaux étaient majoritaires 81 (94,2%) et le tiers de l’effectif (n=26) avait un niveau d’études universitaires. 82 (95,4%) des soignants non vaccinés ne connaissaient pas leur statut viral B. Les raisons socioculturelles évoquées par les agents de santé non vaccinés contre l’HVB étaient : le coût élevé du vaccin (38,4%), l’indisponibilité du vaccin (25,5%), la négligence (21%), l’ignorance de l’intérêt du vaccin antiviral B (4,6%). Quant-au portage de l’AgHBs évoqué par 3,5% des soignants non vaccinés, le vaccin n’est pas recommandé si le sujet est déjà porteur de la maladie. Par ailleurs, 7% de l’effectif n’avaient évoqués aucune raison. Conclusion : la faible couverture vaccinale antivirale B chez les agents de santé pose un problème de santé publique dans cette corporation à haut risque. Le renforcement des mesures de prévention et la disponibilité du vaccin anti-VHB à un coût forfaitaire permettront d’améliorer la situation à moyen terme.
Vaccination. Hépatite Virale B. Raisons Socioculturelles. Agent De Santé. Parakou