Motifs d’hospitalisation et caractéristiques clinico-biologiques des patients hospitalisés au service des maladies infectieuses du Centre Hospitalier Universitaire de Libreville en 2024


Auteurs: 

M Essomeyo Ngue Mebale, M Ntsame Owono, C Manomba Boulingui, M Bouyou Akotet


Date de publication : 

22-Jan-2026

Résumé

Introduction : Les maladies infectieuses constituent un problème de santé publique en raison de leur cortège sur les pathologies épidémiques et endémiques. Cette étude visait à décrire les motifs d’hospitalisation ainsi que les caractéristiques clinico-biologiques des patients hospitalisés au Service de Maladies Infectieuses et Tropicales (SMIT) du CHU de Libreville. Méthodologie : Il s’agissait d’une étude rétrospective, menée à partir des dossiers médicaux des patients hospitalisés, colligés en 2024 dans le service de Maladies Infectieuses et Tropicales (SMIT) du CHUL. Ont été inclus les patients âgés de 18 ans et plus, hospitalisés au SMIT au cours de la période d’étude. Les données sociodémographiques, cliniques, biologiques et thérapeutiques ont été analysées. Résultats : Au total, 164 (16,1%) patients ont été inclus. L’âge moyen était de 44 ans. Les femmes représentaient 71,8% des cas et près d’un tiers vivait en couple (32,2%). Les signes neurologiques constituaient les motifs d’hospitalisation les plus fréquents chez la majorité des PvVIH comparativement aux non VIH (p=0,18 ; 0,04). Le diagnostic final de toxoplasmose cérébral était retrouvé chez près de la moitié des PvVIH (48,3%) (p= 0,002) et le paludisme, chez les non VIH dans un tiers des cas. Les anomalies biologiques les plus fréquentes étaient l’anémie en majorité dans les deux groupes (p=0,56) et la thrombopénie, chez plus d’un tiers des PvVIH et plus de la moitié des non VIH (p=0,17). Conclusion : Les motifs d’hospitalisation les plus fréquents des patients au CHUL étaient la toxoplasmose cérébrale et la tuberculose, témoignant du stade avancé de la maladie chez les PvVIH. Chez les non VIH, l’encéphalite et le paludisme étaient les plus retrouvés. L’anémie et l’insuffisance rénale étaient les anomalies biologiques les plus observées chez les patients. La systématisation du dépistage du VIH en milieu hospitalier permettrait une prise en charge précoce des patients.

Mot-clés :

Motif, Clinique, Hôpital, Libreville

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Volume 10 (2026)
Numéro 1
DOI 10.70065/26101.jaccrAfri.004L012201
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